Partager | 
 

 Viens danser. [Pv Tilio]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Caeru Lacrima



Féminin Age: 16
Qui suis-je ?
Orientation sexuelle: Hétéro
Pouvoir: Le chant des sirènes
Relations:

MessageSujet: Viens danser. [Pv Tilio]   Mer 28 Déc - 2:38

De l'ombre jaillit la lumière et des cendres le phénix renait. Tout se commence dans le but de finir, tout né pour mourir, néant retournant au néant. A moins que... à moins que Utopia ne soit pas si Utopique que cela, à moins qu'une deuxième chance soit offerte à ceux qui ont échoué, à moins que cette odeur de chair brulée ne soit pas qu'un souvenir mais bien une réalité. Souvenir, réalité ... Suis-je donc en vie ? Petit être en position fœtal, j'ai l'impression d'être revenue aux origines. Je suis au chaud dans le liquide amniotique, je me sens bien, si bien que j'ouvre la main pour aller caresser la paroi de l'utérus de ma mère. Je me rend compte qu'il doit être loin, même en tendant le bras je ne l'effleure même pas. Suis-je devenue si petite ? Un sourire fend mon visage et l'illumine gaiement. Je veux sentir les limites ! Me dépliant peu à peu en grimaçant, je fais un instant jouer mes articulations engourdies avant de me lancer à l'aventure. Je garde les yeux clos, ai-je donc si peur de me réveiller de ce doux rêve en les ouvrant ? Je crois que oui. Je suis dans l'eau, je suis comblée, pourquoi aurais-je besoin de mes yeux ? 

Cela fait longtemps que j'ondule dans l'eau, la main tendue vers une limite qui se fait attendre pour mon plus grand bonheur. Je ne suis pas revenue aux origines, j'en suis sûre à présent. Et je suis bel et bien morte, ça aussi j'en suis convaincue, sans quoi je ne nagerai pas en plein... Océan? pleine mer? Je n'en sais trop rien. Quoi qu'il en soit, plus les minutes s'éternisent et plus je suis heureuse. Pour la première fois de ma vie, je me sens bien, je n'ai plus envi de toucher de surface solide, je ne veux plus marcher et plus parler, juste dériver ainsi pour l'éternité, c'est si plaisant... Tellement plaisant que le sommeil me gagne sans crier garde, m'entraînant vers les profondeurs de mon propre inconscient. Je sombre, heureuse. 

Un courant d'air frais sur ma peau me tire du sommeil. Ouvrant paresseusement les paupières, je m'étire souplement, me redressant à demi, les yeux vague. La première chose que je vois est l'eau. Une belle eau pure qui s'étend jusqu'à l'horizon et qui clapote joyeusement sur le rivage qu'elle caresse par vagues successives. Je suis encore morte donc, et c'est étrange que cela me surprenne d'ailleurs. A quoi m'attendais-je ? Avoir droit à une nouvelle naissance ? Sûrement pas! Je n'en ai pas envi, non, pas le moins du monde. Esquissant un large sourire, je prend une poignée de sable fin dans ma main. C'est doux et chaud, glissant aussi, et poudreux. Fascinée, je recommence et éclate de rire en me roulant sur la plage. Je suis morte, quel bonheur ! Incapable de me remettre de mon hilarité, je continue à m'esclaffer, me tenant les cotes et essuyant de petites larmes de bonheur au coin de mes yeux. Ce n'est qu'une fois remise de mes émotions que je consens enfin à me redresser pour faire quelques pas gracieux sur la plage. Tout autour de moi est d'une somptuosité sans nom. J'ai l'impression d'être arrivée au paradis, et qui sait, peut-être est-ce le cas! Ravie, je l'avance droit devant moi, avant de stopper net. Je viens de voir passer un éclat bleu juste devant mes yeux. Intriguée, je fais un nouveau pas et m'arrête brusquement. A nouveau, un éclat bleuté me file sous le nez avant de disparaitre à nouveau sur le coté de mon visage. Intriguée, je porte une main à mes cheveux pour les ramener dans mon champ de vision. La surprise me fige sur place. Bleus. J'ai les cheveux bleus! Toujours bouclés, complètement trempés, mais bleus! Pour un peu je me serai effondrée sur place ! Mais je tiens bon, je reste là, debout et figée de stupeur. Une autre question me vient alors à l'esprit: ai-je subi d'autres changements ? 
Amusée, je m'examine sous toutes les coutures, émerveillée. Je suis vêtue d'un paréo bleu ciel assorti à une brassière de même teinte qui retient ma poitrine généreuse et qui se prolonge d'une drôle de façon sur mes cotes droites comme une queue de poisson bleue elle aussi. Je lève les mains vers mon visage et remarque la présence d'un ruban d'écailles dans ma paume gauche. Fascinée, je m'en saisis et tire doucement dessus. Sous mes yeux ébahis, tout mon bras se met à frissonner et un long ruban bleu large d'un pouce semble se prolonger à l'infini entre mes doigts. Je m'apprête à tirer encore d'avantage quand soudain un violent frisson me parcouru toute entière. Froid... Très froid. Frissonnante, je presse le pas, ignorant tout de ma destination mais priant pour qu'il y ait une serviette bien chaude au rendez-vous. 

Après plusieurs minutes, je débouche soudain dans un cimetière des plus glauques, une atmosphère étrange y régnant. Frissonnant de plus belle, je tremble en m'avançant entre les tombes, baissant pudiquement les yeux sur mes pieds nus qui foulent le sol à petits pas timides. Soudain, un bruit de pas me fait relever brusquement la tête tandis que la peur m'enserre le ventre. De mes yeux de glace je perçois une silhouette qui s'avance à plusieurs mètres de là. Retenant mon souffle, je me redresse le plus dignement possible, rougissant de ma tenue peu étoffée, et demande d'une voix cristalline et craintive, le corps agité de petits frissons :

- V-vous êtes un a-ange ?
Revenir en haut Aller en bas
Tilio Kola



Masculin Age: 19
Qui suis-je ?
Orientation sexuelle: Hetero
Pouvoir: Donner vie à mes dessins.
Relations:

MessageSujet: Re: Viens danser. [Pv Tilio]   Sam 31 Déc - 2:05

Enfin, je quittai cette foutue plage pour me plonger dans un décor un peu plus... morbide?
Un cimetière... bah tiens, au moins me voici revenu aux sources de toute chose.

Les grandes barrières en ferrailles rouillées se dressaient devant moi.
L'aspect lugubre du lieu était digne d'un film d'horreur. C’est limite si je ne m'attendais pas à voir apparaitre Buffy d'une minute à l'autre en train de poursuivre un pauvre petit vampire, fuyant d'un air apeuré la démone de série B.
J'esquissai un sourire, "tellement cliché ce décor..." pensai-je. Peut-être avais-je vu trop de films d'horreurs dans le monde des Vivants, pour y croire.

La poussière se soulevait sur mon passage, la crasse et l'obscurité régnaient en ces lieux. Je chargeai mon colt. Même dans une série B, on est jamais trop prudent. Buffy était peut être partie faire sa pause pipi. Mieux valait ne compter que sur soi même.

Je devinais les tombes de chaque coté de ma route, et je me demandai quel genre de morts pouvaient reposer ici... Les gens morts à Utopia? Possédaient-ils leur pouvoir au delà de la mort (bis)? Leurs âmes restaient-elles en paix? Par déduction, j'ai pensé que non. Vu le climat accueillant du lieu, cela m'aurait surpris.

J'approchai une tombe. J'essuyai la poussière sur la gravure de la plaque en marbre. Un envol de chauves souris se fit entendre "Voila Batman qui débarque maintenant..." marmonnais-je. La luminosité était si faible, que je ne pouvais voir l'inscription. Je pris mon carnet, pour y dessiner la tenue appropriée à ce genre d’éclairage.
Un smoking scintillant de mille éclats me vêtu. De mon vivant, je n'avais jamais été aussi classe, je souris. La luminescence de ma tenue éclairait autour de moi à cinquante mètres de distance. La classe !
Je fouillai dans mes nouvelles poches et y trouvai tous l’attirail du parfait petit bourgeois: un monocle, un mouchoir en soie avec mes initiales dessus, une montre à gousset et ses incrustations en or, etc. Mais ce dont je fus le plus fier était mon chapeau haut de forme qui me donnait fière allure.

Non, je n'aurai pas pu faire plus discret. Et d'ailleurs je n'en avais pas envie. Si l'on venait à m'attaquer, déjà, je verrai mon assaillant, ensuite, au pire des cas, je serai mort dans le plus bel habit qu'il ne m'est jamais été donné de porter auparavant.
La classe.
Sans aucun doute. Vous pouvez le dire.
Qui sait, avec un peu de chance, et vu qu'il fait nuit à quinze heure de l’après-midi dans ce cimetière, peut être que la lumière fera fuir les éventuels habitants de ce lieu?

Une fois remis de mes petites fantaisies, je lus enfin l'inscription:

Ici repose Edwina Duncan
Arrivée à Utopia en 1580
Décédée à Utopia en 1843


...

... Certes, je n'avais jamais été très bon en calcul mentale. N'ayant eu qu'un très basique apprentissage en la matière. Mais de là à refaire le calcul cinq fois de sa date d'arrivée à sa date de mort, et d'y compter 263 ans de vie, je faisais fort. Pourtant le nombre revenait toujours... Donc, à moins d'être un sacré boulet, le compte était juste. Mais comment était ce possible? Quel est la loi du temps à Utopia? Les jours s’écoulent pourtant au même rythme que ceux du monde des Vivants, mais qu’en est il de nous? "La vie éternelle... Après tout, pourquoi pas. Mieux vaut ça que finir dans ce trou à rat" me dis je en scrutant le paysage alentour.

Je repris ma route. Voila bientôt trente minutes que je déambulais dans ce cimetière quand je vis alors, au loin, une brève lueur bleue. "Ça, ça ne ressemble pas aux genres de choses que l'on trouve dans un cimetière hantée..." pensai je intrigué.
Je me dirigeai alors vers le lieu d’où était apparu cette fugitive lumière. J’apercevais une silhouette, plus exactement, une femme, vêtue d'un paréo bleu, son regard était empli de peur. Elle me dit alors:

- V-vous êtes un a-ange ?


Mon regard restait fixé sur ses cheveux. Bleus... Ils étaient bleus bordel de merde !
Au bout d'un moment, je réalisai la gêne qu'elle pouvait ressentir face à mon expression stoic devant cette étrangeté. Je m'avisai donc de lui répondre:

- Un ange? Certainement pas. Euh... Dites moi, vos cheveux c'est... une coloration ou...? Non parce que, c'est très beau hein ! Mais, hem, c'est... peu commun, enfin, d'un bleu si étincelant là...
Je m’approchais alors d'elle pour lui toucher la tignasse, elle recula, craintive.
"Désolé, je ne voulais pas t'effrayer, me rattrapai-je. Mon nom est Tilio, et voici mon chat: euh... Chat. Un jour, il serait bien que je lui trouve un nom à celui là...

Elle avait l'air de se les cailler sévère. "Bon. Je crois qu'aujourd'hui, les fringues sont à l'honneur..." Pensai-je. Je griffonnai en vitesse sur mon carnet. Peu de temps après, une serviette chauffante et des petites pantoufles bleus se matérialisèrent. "Tenez Cendrillon !" Lui dis je en lui tendant les pantoufles et en lui posant la serviette sur les épaules.

- Tu es nouvelle ici, non?
Revenir en haut Aller en bas
Caeru Lacrima



Féminin Age: 16
Qui suis-je ?
Orientation sexuelle: Hétéro
Pouvoir: Le chant des sirènes
Relations:

MessageSujet: Re: Viens danser. [Pv Tilio]   Dim 1 Jan - 19:31

L'ange était un homme, un homme blond aux yeux verts dont les traits si fins le faisaient paraître à une de ces petites figurines de cristal qui s'entassaient dans ma chambre depuis que je n'étais qu'un bébé. Cette collection extravagante et précieuse représentait toutes sortes de créatures fabuleuses qui peuplaient les légendes anciennes où puisait l'imagination de quelques artistes du monde entier. D'ailleurs c'était des quatre coins du monde que mon père me rapportait leurs œuvres depuis toujours à ses retours de voyages. Ainsi je possédais multitudes d'anges, de nains, de farfadets, de fées, d'elfes, d'éléphants bleus, jaunes, roses, de déesses à quatre, six, huit bras! J'en avais des petites, des grandes, des colorées et neutres, une ribambelle de petites figurines scintillantes qui parcouraient les murs de ma chambre tels de petits coraux multicolores altérés par le plus pur des émail. Je m'y sentais plus chez moi ainsi.

Mon interlocuteur était beau donc au milieu de cette brume malsaine, et il dégageait cette aura des hommes libres et soucieux de rien qui m'inspiraient une curiosité naïve et innocente. J'avais devant moi une énigme, un être que je ne comprenais pas et qui sans me fasciner, suscitait en moi une pointe d'intérêt et d'appréhension. Intérêt qui chuta bien vite lorsqu'il se mit à me poser des questions auxquelles je n'avais aucunes réponses à donner. Et était-ce vraiment une façon d'interpeller les gens ? Même les plus rustres jeunes hommes que nous avions rencontré jusqu'ici nous avaient au moins adressé un sourire, un signe de main quand ils ne baisaient point la notre tandis qu'Elle s'évertuait à battre des cils au-dessus de nos pommettes pourpres. Puis ils nous complimentaient sur notre teint de pêche, notre taille de guêpe et notre démarche féline, ils nous saluaient comme une princesse que nous formions à deux, ils étaient courtois, serviables, corrects en somme. Mais pas lui. Non, il n'était pas un ange en effet. Mais peut-être le problème venait-il de moi, j'avais perdu mon aura, j'avais perdu ma moitié qui me faisait digne de respect, digne d'un simple "bonjour"... Elle était en retrait, comme convenu. Tellement en retrait que je ne percevais même pas ça présence, et cela ne me rassurait guère. J'étais seule à nouveau, seule face au monde entier, seule face à un parfait inconnu. La peur m'envahit et me noua la gorge.

Mes pensées revinrent à sa question. Que pouvais-je dire ? Que pouvais-je faire ? Je n'avais aucune astuce, ni de lapin dans mon chapeau! Mes cheveux étaient bleus, oui, et après ? Me volaient-ils l'intégralité de ma personne par leur couleur vive ?

Je n'eus pas le temps de sombrer d'avantage dans l'incompréhension car une main s'avança vers mon visage, ambassadrice d'une curiosité sans animosité mais très déplacée à mon goût! On ne touchait pas les gens comme ça! On ne me touchait pas comme ça. La détresse fut comme un coup de fouet sur mes membres figés par le froid et je reculais vivement pour l'éviter. L'espace d'un instant, je voulus me recroqueviller sur le sol, la tête dans les mains pour éclater en sanglots tant je me sentais vulnérable, mais l'inconnu me devança, s'excusa de son geste, et ses paroles m'apaisèrent quelque peu. Un semblant de confiance naquit dans mes pupilles. Il disait s'appeler Tilio, il avait un chat et visiblement il ne me voulait pas de mal. Rassurée, je lui offris un premier sourire timide en replaçant une de mes mèches rebelles derrière mon oreille. Il ne me laissa pas le temps de me présenter, et à la réflexion, ce n'était peut-être pas plus mal, étant donné que mes cordes vocales semblaient de nouveau me faire défaut comme autrefois. Il prononça donc une phrase étrange que je ne compris pas. Des "fringues" ? Mais qu'étaient-ce donc ? Il sortit un carnet de sa poche. Des fringues étaient donc un repas ? Etait-il serveur ? Je me morigénai intérieurement à cette pensée idiote: un serveur en vie avait autant sa place dans un cimetière qu'un tavernier dans un théâtre! Oui mais voilà, était-il seulement vivant ce jeune homme ? Rien n'était moins sûr, étant donné que j'étais moi-même morte, bien que je commençai à en douter sérieusement. Et si Tilio était mort, était-il un fantôme ? Hantait-il ces lieux macabres ? Un frisson me parcouru l'échine, mais contre toute attente, ce n'était pas un frisson de peur, mais de bien-être. Une serviette chaude venait de se matérialiser sur mes épaules, et de confortable chaussons m'étaient tendues par un Tilio qui m'avait soudain l'air des plus courtois. Quelle merveilleuse idée il avait eu là! Mais... D'où sortait ces objets ? Il ne les avait pas sur lui, j'en étais certaine, mais alors... Comment ?

Marquant un temps de surprise, j'esquissais soudain un nouveau sourire en me disant que si je posais la question qui me chatouillait la langue, je ne vaudrais pas mieux que lui avec sa réaction en voyant mes cheveux. Reconnaissante, je pris les chaussons et fit la révérence en articulant un "je vous remercie" silencieux, avant de les enfiler avec bonheur. Je répondis d'une voix fluette à sa dernière question en négligeant les autres:

- C'est un honneur de vous rencontrer Sieur Tilio, vous êtes un homme généreux... je fis la révérence. J-je... Oui, je suis nouvelle "ici" m-mais... Savez-vous quel est cet "ici" ? Je crois que je me suis égarée... Et qui est Cendrillon ?

J'inclinais la tête sur le côté en le fixant de mes yeux brillant de curiosité. Mais soudain, un bruit dans mon dos me fit me retourner brusquement, et je dérapais entre les tombes, m'effondrant au sol en grimaçant, les joues rougies tant par la gêne que par la crainte.

- V-Vous avez entendu ... ?

Revenir en haut Aller en bas
Tilio Kola



Masculin Age: 19
Qui suis-je ?
Orientation sexuelle: Hetero
Pouvoir: Donner vie à mes dessins.
Relations:

MessageSujet: Re: Viens danser. [Pv Tilio]   Mar 3 Jan - 22:19

Elle me parlait étrangement, et fit une drôle de courbure. C'était aussi bien délicat, que risible. C'était la première fois que je voyais quelqu'un saluer ainsi ! Ça devait venir de petites bourgades de la campagne française. Enfin... S'il s'agissait bien d'un "salut". Je voulais lui répondre par un "check" mais vu ces manières, elle aurait peut être trouvé mon attitude aussi ridicule que celle qu'elle m'inspirait.

- J-je... Oui, je suis nouvelle "ici" m-mais... Savez-vous quel est cet "ici" ? Je crois que je me suis égarée... Et qui est Cendrillon ?


Bon, elle venait de débarquer. J'avais finalement eu de la chance d’atterrir sur une plage, c'était bien plus agréable que ce genre d'endroit. Mais une interrogation persistait... D’où venait t-elle? Je veux dire, dans tout les bourgs de France il devrait y avoir des magasins de jouets avec des poupées ridicules et des pantoufles à la con ! Enfin, il faudrait vivre en ermite pour ne pas avoir eu vent de la mondialisation des amerloques !* Cendrillon, merde quoi ! Et de toute évidence elle n'avait pas eu l'éducation d'une ermite. Ou bien je suis mal renseigné sur l'éducation de ces derniers... En tout cas, quelque chose clochait.
Alors qu'elle me dévisageait en attendant sa réponse, un bruit se fit entendre. Elle sursauta et tomba à terre.

- V-Vous avez entendu ... ?

Me dit-elle tremblante. Je posai ma main sur mon arme "Vieux, tu vas pouvoir enfin te dérouiller la mécanique". Dis-je à mon Colt. Je posai ma main sur l'épaule de la demoiselle, en lui faisant signe de ne pas faire un son. Je me rapprochai du buisson d’où provenait le bruit. Prudemment, je le fouillai de la pointe de mon revolver. Quand jailli alors une main d’écorché qui me saisit le bras, je tirai trois détonations, ce n'est qu'au bout de cette troisième que cette chose me lâcha. Je reculai de trois pas. Cinq espèce de zombies sortirent alors du buisson. "4 balles, il ne m'en reste que 4... avec de la chance et en visant bien, je peux déjà faire du tri..." Je visai la tête. Le premier coup parti dans l’œil d'un des revenants. Il paru assommé un moment, puis se remit d'une marche lente à se rapprocher de nous. Nous reculions au fur et à mesure qu'ils avançaient.
Ils étaient peut être invincible, mais lent. Être un vieux sac d'os invincible c'est peut être cool, mais avancer à deux à l'heure, tout de suite ça enlève le coté effrayant de la chose. Enfin, ils étaient quand même pas beau à voir.
Au deuxième essai, je visai la gorge. Jackpot. Ce dernier s'affala au sol et ne bougea plus. La détente parti encore, un autre tituba puis tomba. Il en restait trois, et mon chargeur était vide.

Bon. Aux grandes frayeurs les grands moyens. Je retroussai mes manches, prêt à les attaquer à mains nues. "Miss Cheveux Bleus" m'interpella alors...



*Petit cours d'histoire pour ceux qui ont la flemme de faire un tour sur Wikipedia (même si je ne suis très bon pédagogue) la "mondialisation des amerloques" c'est l'influence de la culture américaine que l'on retrouve dans certains pays tels que la France (le Mac Do, les séries américaines, les Disney...).
Revenir en haut Aller en bas
Caeru Lacrima



Féminin Age: 16
Qui suis-je ?
Orientation sexuelle: Hétéro
Pouvoir: Le chant des sirènes
Relations:

MessageSujet: Re: Viens danser. [Pv Tilio]   Sam 14 Jan - 0:16

Immersion dans un monde nouveau.
Apprentissage d'une vie déjà longue mais Ô combien vide.
Apprentissage de la mort.
Ma mort.


Mes yeux écarquillés fixaient le néant devant moi, devant nous. Tilio avait sorti une arme, arme dont j'avais une vague idée de l'utilité. Elle ressemblait au fusil de chasse de mon paternel, plus petit, plus léger, plus... moderne ? On m'invita au silence et j'obtempérais d'un hochement de tête. Nous n'étions plus dans mon monde. Tilio s'avança et examina un arbuste avec mille précaution, sur ses gardes, comme s'il avait fait cela toute sa vie... Toute sa mort? Ma respiration se coupa tandis que j'observais en silence, toujours au sol, vigilante et angoissée. Nous n'étions plus dans mon monde. Le cimetière sembla frémir comme si un soudain soupçon de vie l'habitait, tel un monstre infâme tapi dans son antre et qui n'attendait que le bon moment pour sauter sur sa proie. Mouvement furtif, il jaillit du silence et attaqua. Une main surgit de nulle part et attrapa de ses doigts acérés comme des serres, le bras du jeune homme qui tira de sang froid dans le corps qu'il devinait à travers les feuilles. Tout d'abord choquée par tant de violence sous mes yeux jusqu'ici vierges de toute barbarie exceptées les flammes, j'accusais le coup en silence, écoutant à défaut de la voir, la masse sombre qui s'écroulait sur le sol derrière un rideau de branche, de feuilles et de brume. Tilio pendant ce temps recula de quelques pas, encourageant mes jambes à me soutenir à nouveau tandis que mon cœur était saisi par la peur. Nous n'étions plus dans mon monde.

Cinq immondes créatures humanoïdes en décomposition sortirent de leur cachette et s'avancèrent vers nous, offrant à nos yeux leur laideur. Les yeux exorbités fixaient tantôt le ciel et tantôt la terre, et leurs mains, parfois aux doigts manquant ou tombant, étaient tendues vers nos gorges comme pour nous étrangler. C'est alors que l'odeur m'assaillit. Ça sentait la chair malade, le sang séché, les viscères couvertes de moisissures et rongées par les vers. Une odeur qui me prit à la gorge et ne la lâcha pas, bien que je luttai de toute ma volonté pour ne pas vomir. En plus de l'aspect et de la puanteur, ces monstres sortis des catacombes les plus morbides faisaient du bruit. Trop de bruit. Leurs râles mêlés aux détonations du Colt de mon compagnon d'infortune saturaient mon ouïe, la noyant dans tant d'abominations sonores. Tilio réussit à en abattre deux, mais les trois continuaient leur lente progression macabre, leurs visages déformés par quelques odieuses tortures du temps n'exprimant pas la moindre émotion, se contentant de la peur qu'ils inspiraient plus que de l'envie de tuer qui semblait les animer. Durant tout ce temps, je restais dans une sorte de pure terreur qui me paralysait l'esprit, mon corps ne faisant que suivre les mouvements du jeune homme qui se retroussait à présent les manches pour attaquer à mains nues. Nous n'étions plus ... dans Son monde! Nous étions dans celui que je m'étais destiné suite à l'accord passé avec Elle. Cette mort, c'était la mienne.

Déclic. D'un geste simple et sans appel de la main, je dissuadais Tilio de se jeter sur nos agresseur. Premièrement, on ne touchait pas aux cadavres à main nue, c'était malsain et trop peu élégant pour un homme, surtout devant une femme. Deuxièmement, quand on sentait aussi mauvais que ce qu'on était laid, on restait dans la tombe et on embêtait pas les morts en meilleur état que soit. Et troisièmement, jamais au grand jamais on ne défiait l'Océan, et encore moins ses enfants.

Insulte la vague qui décroît, Tire ta force de sa fuite... et Meurs sous son retour vengeur, toi qui crois pouvoir vaincre les entités... *pauvres fous* La peur laissa place à la froideur dans mon regard. L'iris limpide devint glace mordante et mes mouvements tremblants prirent une assurance nouvelle. D'un calme olympien, je m'avançais d'un pas, et mon aura nourrit de la brume alentour se chargea de gouttelettes d'eaux qui résonnaient à mes oreilles comme une mélodie qui me semblait familière, comme si je la connaissais depuis des siècles... Le chant de l'eau, le chant des sirènes... mon chant. Les vibrations autour de moi se firent plus fortes, plus intenses et plus mélodieuses. J'ouvrais la bouche et alors je sentis un flux entrer en moi et un autre s'échapper de ma gorge. Mes cordes vocales n'y suffisaient pas à transporter pareil chant, l'eau présente aux alentours étaient comme autant de musiciens à l'écoute de leur chef d'orchestre. Moi. Telle une vague, les premiers sons s'élevèrent dans les airs, enveloppant petit à petit tout l'espace qui m'entourait, pénétrant le cœur de toute chose et se répercutant sur chaque grain de roche qui composait les tombes, sur chaque tronc puissant qui faisait à son tour chanter ses feuilles et son écorce au nom de l'eau que je chantais et qui le faisait vivre. Ma voix devenait le joyau que façonnait ma gorge et l'océan, elle était la perle d'huître parfaite, celle qui fascine et qui désarme devant sa beauté... envoûtante.

Les yeux clos et ma voix suivant le fil de la mélodie qui m'entrainait au loin, je m'avançais d'un pas dansant vers les mort-vivants qui ne bougeaient plus d'un pouce, leurs regards vides et aveugles rivés sur moi. Chantant toujours, je vis apparaître derrière mes paupières closes une nuée d'êtres marins qui faisaient la ronde au rythme de mon chant et qui m'invitais à les rejoindre. Totalement subjuguée, je fit la révérence et saisit la main de l'un deux, me laissant guider dans une danse endiablée, virevoltant sur les vagues qui s'inclinaient sous mes pas habiles et félins, me portant comme une brise sur les flots et m'accompagnant telles des bancs de poissons dans les courants. Je continuais ainsi un moment, mais mes cavaliers devenaient de plus en plus maladroits au fur et à mesure que la mélodie devenait plus intense. Insatisfaite, je reculais d'une souple pirouette, me réceptionnant face aux malhabiles inclinée de tout mon long sur ma jambe gauche tendue et la droite à demi pliée qui supportait mon poids plume, les bras levés comme des ailes de cygnes de part-et-d'autres de ma silhouette. Position d'attaque.

Une seconde passa et soudain je glissais au sol en fauchant les jambes des êtres qui ressemblaient à présent à des créatures en glaise, les faisant chuter devant moi avant de me redresser, les dominant de toute ma hauteur. Glaciale comme le blizzard et sans pitié, je laissais ruisseler mon ruban de mon avant-bras gauche et le regardait s'enrouler autour du cou des mauvais danseurs tel un serpent de mer. D'un simple claquement de doigt, ma volonté s'exécuta. Le serpent étrangla ses proies; Les têtes tombèrent à mes pieds et mon chant s'arrêta sur une note macabre et vengeresse.

Les trois têtes des morts-vivants roulèrent au sol dans le silence qui avait reprit ses droits. C'est alors que je me rendis compte que j'avais les paupières closes. Surprise, j'ouvris les yeux et mon cœur se souleva à la vue morbide qui s'offrait à moi. Chancelante, je me redressais prestement et retombais en arrière, la main sur la bouche et soudain très pâle, tâchant de retenir un haut-le-cœur. Je venais d'anéantir trois créatures. Mon regard brouillé se porta à mon avant-bras gauche où mon ruban d'écailles revenait s'enrouler de lui-même, comme animé d'une volonté propre. Puis mon attention revint aux corps inertes sur le sol. Je venais d'anéantir trois créatures. Une esquisse de sourire se dessina sur mon visage, incertaine, hésitante tandis que je fixais mes mains avec étonnement. Cette puissance que j'avais ressenti, était-ce la mienne ? Ma main se posa sur ma gorge. Était-ce mon chant qui avait envahi mes sens et le cimetière ? Mon bras gauche frémit, et je regardais le ruban intégré à ma peau avec un mélange de crainte et d'affection. Sans que je ne sache pourquoi, je sentais qu'il me disait oui. Et une inquiétude naquit en moi, mêlée à une certaine fierté. Fierté d'avoir un pouvoir conséquent. Inquiétude de n'avoir aucune idée de comment le maîtriser.

Alors seulement je relevais les yeux vers Tilio. Avait-il était victime du chant ? Avait-il compris ce qui venait de se passer ? Inconsciemment j'espérais que oui, car personnellement... je n'avais rien compris. Le fixant de mes yeux implorants, je lui demandais:

- Ai-je fait quelque chose... de mal ?
Revenir en haut Aller en bas
Tilio Kola



Masculin Age: 19
Qui suis-je ?
Orientation sexuelle: Hetero
Pouvoir: Donner vie à mes dessins.
Relations:

MessageSujet: Re: Viens danser. [Pv Tilio]   Dim 29 Jan - 17:00

- Ai-je fait quelque chose... de mal ?

Ses mots résonnèrent dans mon crâne. On aurait dit une symphonie de cymbales jouée par un orchestre de petits singes particulièrement énervés. Ou plus simplement, une gueule de bois.
Encore assommé, j'essayais de me souvenir ce qu'il s’était passé.
C'est alors que je vis les cadavres encore frais des créatures au sol. Des bribes de souvenirs revinrent dans mon esprit:

- Je crois que... Tu... es parti dans une sorte de transe, qui les a hypnotisée...
Je remarquai alors le casque qui reposait à coté de moi. Du même type que ceux dessiné sur la plage. Ils permettaient de ne pas entendre le chant des sirènes... Sirènes... Je regardai cette fille aux cheveux bleus. Méfiant, je me redressai pour m’écarter un peu.

- Tu ne nous aurai pas poussé la chansonnette par hasard ...? La mélodie des sirènes revint alors dans mon esprit. Tu es une sirène... Ou du moins, tu as leur don. Enfin, la dernière fois leurs chants n'avaient pas pu m'atteindre avec le casque, mais tu as réussi à me faire perdre connaissance malgré tout.
Je me souvenais que lorsqu'elle chantait, elle m’était apparu comme une créature divine, une déesse d'une beauté fulgurante, mon cœur tambourinait dans ma poitrine, et mon esprit semblait perdu... Perdu entre deux femmes...
Je croisai le regard de la jeune fille et me sentis gêné. Elle m’était paru si extraordinaire, et à présent si... normal.
Enfin, au vu des corps à terre, elle ne semblait pas être si "normal".

- Ce qui est sûr, c'est que ces créatures ne sont pas mortes toutes seules... Joli boulot. Lui dis-je en esquissant un sourire. Sur son visage, une expression de dégoût s'afficha. L'atmosphère devint lourde.

J'entendis alors un "meow" dans mon dos. Mon chat sauta alors dans les bras de la demoiselle, et se mit à ronronner de bon cœur. Il affichait une frimousse niaise que je ne lui connaissais pas.

- L'odeur du poisson doit l'attirer. Tentais je pour la distraire.

Mes vêtements reprirent leur teinte fade et commune. "Le luxe ne dure qu'un temps..." Soupirai je.
Rester en ces lieux ne semblait pas être une très bonne idée. Je lui proposais alors de trouver un endroit à l'aspect moins inquiétant pour se reposer.
Je fis une courte ronde alentour pour trouver un repère, à quelques pas de là un mausolée dont l'aspect semblait presque accueillant à coté du reste se présenta à nous. Je le visitai et fut satisfait de n'y trouver rien d'anormale.

- Cet endroit semble bien pour se poser. Qu'en penses tu? Mademoiselle...?
Revenir en haut Aller en bas
 

Viens danser. [Pv Tilio]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» viens postuler Ici
» Viens te faire reconnaître
» JE VIENS JUSTE DE COMMENCER HEIN !!
» Cynthia E. March ~ viens jouer avec moi...
» La fille brune viens de mon imagination (Privée Taiwan ♥)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sweet Madness :: ~Utopia North~ :: The Graveyard-